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Pollution et voitures de...
Collection



Il m’arrive plusieurs fois dans l’année de me rendre à Paris et de stationner dans les nombreux parkings souterrains de la capitale.


Je suis toujours très surpris, étonné même du nombre de voitures anciennes qui stationnent dans ces parkings, parfois couvertes d’une épaisse couche de poussière. Il y a 3 semaines j’ai pu y voir entre autre une très belle RENAULT 21 Turbo. Quid du devenir de ces nombreuses voitures anciennes dans la capitale ? Quoi qu’il en soit il faudra trouver des solutions et des aménagements mais pensez-vous qu’une voiture ancienne qui parcours dans l’année quelques milliers de kilomètres (Je suis ambitieux et mon esprit fait preuve d’une grande largesse) soit réellement le problème majeur de la pollution à Paris ? Je me gausse dépité par la déclaration de nos "politiques" toujours très loin des préoccupations quotidiennes des citoyens français voir en l’occurrence les franciliens.

Simplement faudrait-il s’attacher aussi à savoir ce que font certaines grandes capitales européennes à l’égard des propriétaires et collectionneurs de voitures anciennes ? Et ne pas priver totalement et exagérément une libre circulation somme toute particulièrement épisodique. Car vous pouvez me croire utiliser une voiture ancienne aux heures de pointe dans la semaine pour un déplacement relève un peu du suicide ou de l’inconscience et pourtant (très rarement) il m’arrive de me faire les embouteillages au volant de la Gorde et cela n’a rien, strictement rien de plaisant ; je peux vous l’assurer.

Pour reprendre ce que j’ai pu lire dans la presse voilà ce qu’il est possible de retenir concernant la pollution dans les grandes villes et capitales et principalement Paris.

"Le plan de restriction de circulation dans la capitale ne servirait à rien selon les études mêmes de la ville et des agences pour la qualité de l’air".

"Forcée d’avancer sur le plan de protection de l’air par les verts puissamment représentés au conseil municipal, la maire de Paris sait pourtant que cela ne servira à rien, au moins dans un premier temps. Sans le secours des villes de la première couronne, Paris ne pourra pas en effet espérer abaisser de façon significative les émissions polluantes intra-muros. Comme le nuage de Tchernobyl s’arrêtant aux frontières, il n’est pas honnête de penser qu’une action concertée sur la seule agglomération de Paris puisse avoir des effets sensibles sur les niveaux de pollution".

"Le retard pris par la France sur ses voisins européens en la matière – près de 200 villes d’importance soumises à un plan de protection de l’air (PPA) fait que le dossier doit inévitablement être traité d’urgence"

"Pour être réellement efficace, la mise en place d’une politique antipollution ne produirait d’effet significatif que si elle concernait un large périmètre comprenant Paris et les autres territoires (76 communes) intra –A86, affirme l’étude. En d’autres termes, rien ne sert de courir à Paris si on fait du sur place dans les 78 communes de la première couronne. Pire si Paris prend seule la décision des restrictions de circulation à l’encontre des véhicules les plus anciens, les spécialistes craignent un effet de bord qui reporte le trafic aux limites des zones réglementées avec une conséquence l’accroissement des bouchons. C’est-à-dire exactement le contraire de ce que l’on recherche et que dénonce Chantal BAYARD, secrétaire générale de la Ligue de défense des conducteurs (LDC)".

Celle-ci relève une autre catégorie d’usagers qui sera frappée : les travailleurs de nuit (Hôtel, café, restaurant, infirmiers…). Ils représentent un tiers des emplois sur Paris et seront particulièrement touchés par ces restrictions affectant les véhicules anciens. Christiane Bayard s’indigne. Comment feront les femmes assujetties à des horaires tardifs ? Seront-elles obligées d’emprunter des transports en commun peu sûrs au risque de se faire molester ? »

Je confirme j’utilise très rarement les transports en commun tardivement. Mais pour les utiliser de temps à autre plusieurs fois dans l’année non seulement d’être "glauque" c’est parfois effectivement fort peu rassurant.

METRO Plus toxique.

"Ironie du sort, elles courront aussi des risques trois à quatre fois plus élevés pour leur santé en empruntant le métro plutôt que le périphérique, selon les relevés d’Airparif , le réseau souterrain émet en moyenne trois à quatre fois plus de particules fines que l’anneau routier".

"La même étude révèle aussi que 41 % des particules fines en suspension (PM10) émises par le trafic routier viendraient en fait de l’abrasion des pneus, du revêtement routier et des garnitures de freins. Même les voitures électriques, préconisées par la mairie de Paris, disposent de pneus, d’un système de freinage et continueront donc de polluer".

"Le dispositif Zapa vise avant tout les vieux véhicules, qui ont une double caractéristique : d’une part ils appartiennent aux populations les plus défavorisées, et d’autre part, ils parcourent moins de kilomètres que les véhicules récents.
Airparif a montré que la majorité des émissions de polluants est le fait du parc récent, avec un nombre de véhicules et de kilomètres parcourus plus importants, et non du parc ancien, moins utilisé. La mesure pourrait donc être perçue comme doublement injuste".

- Quid de la place des voitures anciennes dîtes de collection dans ce capharnaüm politico –écolo. Il y aura une place à la condition ultime aussi que les collectionneurs se fassent entendre. Et puis globalement si on "nous" autorise à circuler le soir et ou le W.E cela devrait quand même être satisfaisant, attendons cependant avec un regard attentif la suite des décisions en la matière.

- Et pourquoi au lieu de "pénaliser" une certaine population d’automobiliste ne pas chercher d’autres solutions.

- Envisager une large concertation avec les entreprises en île de France pour élargir la plage horaire des salariés si le secteur d’activité le permet. A savoir au lieu de mettre tout le monde sur la route pour commencer entre 8h00 et 8h30 mettons des plages horaires entre 6h45 et 9h15 de fait on étalera un peu plus dans le temps le nombre de voitures sur la route et on peut l’imaginer une meilleure fluidité de la circulation.

- Favoriser bien plus les déplacements en deux, voire trois roues en prenant de vraies mesures incitatives et entre autre de financement. D’après une étude une augmentation de 15 à 20 % des deux-roues à moteur permettrait ostensiblement de réduire les embouteillages en Région Parisienne. Et pourquoi pas sur les grands axes aménager une voie de circulation réduite mais plus sûre pour une sécurité significative de ces usagers à deux roues. Concernant le Vélib dans Paris je n’ai rien contre bien au contraire mais pour avoir pratiqué quelques déplacements à bicyclette en plein hiver je peux vous assurer que le nombre de Parisiens que j’ai croisé sur une bicyclette n’était vraiment pas légion.

- La solution serait probablement de changer nos mentalités ; le doux rêveur que je suis et pourtant ! L’exemple est simple vous prenez 10 voitures circulant en région Parisienne (Voir ailleurs) vous en avez 9/10 si ce n’est 10/10 avec un seul occupant à l’intérieur ; uniquement le conducteur "heureux" d’être dans son cocon à piétiner lamentablement toute l’année derrière d’autres conducteurs... A y regarder de plus près c’est à la fois Grotesque, impensable et inimaginable et pourtant ils, "nous" sommes des millions à le "faire" ou en tout cas à le vivre quotidiennement.

- Le lieu où je travaille est environ à 25 kilomètres de chez moi nous sommes 6 à 8 personnes à nous y rendre quotidiennement. Plus de la moitié de ces automobilistes potentielles par confort et individualisme utilisent leur voiture personnelle. Et croyez moi que ce fameux Confort égoïste à leurs yeux est un bien précieux mais cependant couteux financièrement sans parler de l’impact environnementale d’émission de Gaz bien évidemment. Et pourquoi un seul instant ne pas imaginer mettre dans une seule voiture 4 occupants.

- En prenant cet exemple cela permettrait ainsi de réduire cette fameuse circulation que l’on peut évaluer à environ 40 000 kilomètres par an, suggérer et inciter à l’utilisation unique d’un véhicule pour 4 personnes (En proposant à fortiori un roulement entre les propriétaires de ces 4 véhicules). On aurait alors une réduction des kilomètres parcourus à seulement 10 000 kilomètres par an soit 4 fois moins de pollution; je pense que l’exemple peut certainement être adapté à bien d’autres personnes et entreprises c’est juste un "problème de volonté". C’est une solution très simple au premier abord. Oui mais "sacrilège de ma part on touche malheureusement à l’individu et sa nature si complexe. L’individualisme, le paraître, un "confort" dans une société moderne ou ces critères font et sont une ou la référence. Je crois sincèrement que l’on résonne et que l’on vit à l’envers. En s’imaginant une qualité de vie qui n’en n’est pas une puisque l’on perd beaucoup de temps sur la route et que l’on s’intoxique dans des proportions très peu favorable à notre santé. Mais dans l’état actuel de cette situation et cette vague prise de conscience des automobilistes j’ai le bien triste sentiment que ma "réflexion" est loin d’être une préoccupation première alors qu’il s’agit bien pourtant d’un grave problème de santé public.

- Je crains que nous soyons amenés à attendre encore de longues, très longues années pour que les mentalités prennent conscience que le partage (Le covoiturage en l’occurrence) et quel qu’en soit sa forme peut-être une solution entre autre au problème de la pollution dans les grandes agglomérations. Ce ne sont pas je crois les directives et les décisions de nos politiques qui permettront sensiblement de résoudre les problèmes de pollution. Même si ces dernières peuvent nous inciter à changer nos comportements mais la "solution" je crois devrait s’orienter naturellement vers une réelle prise de conscience collective.


- Force est de constater : Pour qu’il y ait un résultat probant en la matière et l’histoire le prouve il faut réunir les forces en présence. L’unité se fait souvent que dans des moments dramatiques, cela génère une impulsion, une énergie et une prise de conscience collective. Qu’en sera-t-il vraiment pour les générations à venir face à une image pour l’instant peu constructive si nous donnons aujourd’hui même l’exemple médiocre de décisions inutiles ou arbitraires voir d’un désintérêt certain face au problème préoccupant de la pollution dans nos grandes agglomérations ?








Gordialement

Titi (V.H.)

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Publication Ouvert: 2015-03-21 (1611 lectures)